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Un premier Mérite du français pour le CRÉCA

La ministre Lise Thériault honore l’organisme

La ministre de l’Immigration et des communautés culturelles,
Mme Lise Thériault, a remis le Mérite du français,
dans la catégorie Organisme communautaire,
au Centre de ressources éducatives et communautaires pour adultes (CRÉCA).

L’organisme spécialisé en alpha-francisation a reçu ce premier hommage lors du Gala des Mérites du français, le 16 mars dernier, dans le cadre de la Francofête 2006.



Article tiré du Courrier Ahuntsic du 26 mars 2006

Un premier Mérite du français pour le CRÉCA
Mmes Lucille Hébert et Claude Appleman,
respectivement responsable des formations et directrice du CRÉCA.
(photo: Jacques Pharand)
Regroupement et crédibilité
Le CRÉCA est cofondateur du Regroupement des organismes en francisation du Québec et porte-parole au comité conjoint au gouvernement, souligne Mme Hébert. Depuis deux ans, le Regroupement est très engagé dans la cause de la francisation auprès des immigrants. «Pour recevoir des cours gratuits de francisation, le nombre d’années maximum de résidence au pays est passé de trois à cinq ans. Les femmes sont particulièrement pénalisées. Nous nous battons pour qu’il n’y ait plus d’années maximum, précise Mme Appleman.
Ce prix que nous venons de recevoir va peut-être nous aider pour faire avancer nos points de vue», espère-t-elle.
Mme Hébert renchérit en spécifiant qu’au sein du Regroupement, le CRÉCA a pu, grâce à son expérience sur le terrain, faire modifier certaines pratiques. «Par exemple, nous avons réussi à faire alléger un type de formulaire, de sorte qu’il est plus accessible à notre clientèle, allophone et peu scolarisée».

Elle souhaite que ce Mérite du français serve la crédibilité du CRÉCA, qui est déjà bien ancrée au ministère et dans le milieu de l’alphabétisation-francisation.
Clientèle et services
Situé au coeur de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, le CRÉCA met en oeuvre une série de mesures pour aider les apprenants en alphabétisation-francisation à maîtriser le français et à s’intégrer à la société. Depuis près de cinq ans, il offre des ateliers d’alpha-francisation à une clientèle allophone peu scolarisée. Celle-ci provient de la grande région métropolitaine alors que la majorité réside dans l’arrondissement.

L’organisme offre, en plus de la formation en français et en alphabétisation, des services et un soutien qui facilitent la réussite des apprentissages, explique Mme Appleman. Halte-garderie, soutien psychosocial, soutien pédagogique, services informatiques, accueil et réféfences sont de mises. «Toutes nos actions auprès de l’apprenant visent l’autonomie et le développement de sa compréhension de la société d’accueil et donc, de l’expression de sa citoyenneté», ajoute-t-elle.

Et, si l’entourage et la population veulent aider à l’intégration de ces personnes, Mme Hébert tient à rappeler l’importance de s’adresser aux immigrants en français. «Mes étudiants se demandent pourquoi on les aborde souvent, par exemple, dans les endroits publics, dans une autre langue que le français. Ils aimeraient bien qu’on s’adresse à eux en français. Ils viennent ici pour l’apprendre!»
lucille claude

 

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